Lire une simulation d'assurance-vie sur 20 ans : avec 360 000 € de primes, la règle des 150 000 € ajoute environ 14 500 € d'impôt à un capital net affiché de 714 000 €, et un rendement net de 7,5 % suppose 8,8 à 10,7 % avant frais
Une simulation d'assurance-vie affiche trois chiffres qu'il faut distinguer : le capital brut, le capital net de frais et le capital net d'impôt. Pour des versements de 1 500 € par mois pendant 20 ans, soit 360 000 € de primes, un capital brut de 830 000 € donne, selon la règle de l'article 200 A du CGI, environ 700 000 € nets de fiscalité, non 714 000 € : lorsque les primes dépassent 150 000 €, seule la fraction proportionnelle des gains bénéficie du taux de 7,5 %, le reste étant taxé à 12,8 %. Le calcul, la sensibilité au rendement, l'acompte de l'assureur, l'effet du couple, les frais qui séparent un rendement de 7,5 % net d'un rendement des supports de 8,8 à 10,7 %, et ce que la loi impose d'afficher.
Sommaire · 7 sections
- 01Le capital brut : « 7,5 % » ne veut pas dire une seule chose
- 02Du rendement des supports au rendement net : les frais
- 03Du capital brut au capital net d'impôt : la règle de l'article 200 A
- 04L'acompte de l'assureur et la régularisation l'année suivante
- 05Couple, plusieurs contrats, primes avant 2017 : ce qui change le seuil
- 06Ce que la loi impose d'afficher dans une simulation d'assurance-vie
- 07Les questions à poser sur une simulation
Une simulation commerciale d'assurance-vie tient sur une page : un graphique en deux couleurs, un capital final, et une phrase sur la puissance des intérêts composés. Pour la lire, trois questions suffisent. À quel rendement, nominal ou effectif, brut ou net de frais ? Avec quels frais, maximaux ou réels ? Et le capital final est-il avant ou après impôt, et selon quelle règle ? Cet article utilise un cas d'école neutre : 1 500 € versés chaque mois pendant 20 ans, soit 360 000 € de primes, sur un contrat de plus de huit ans investi en unités de compte, pour une personne seule. Les chiffres sont les nôtres, recalculés à partir des textes.
Le capital brut : « 7,5 % » ne veut pas dire une seule chose
Un taux de 7,5 % appliqué mensuellement, comme le font la plupart des logiciels, équivaut à un rendement annuel effectif de 7,76 %. Avec des versements de 1 500 € en fin de mois pendant 20 ans, cela donne environ 830 600 € ; avec un rendement annuel effectif de 7,5 %, environ 805 900 €. L'écart de 24 700 € tient à la seule convention du taux. Le tableau montre le capital, les gains et, pour la suite, l'impôt selon deux méthodes, pour plusieurs rendements annuels effectifs.
| Rendement annuel net de frais (effectif) | Capital brut d'impôt après 20 ans | Gains | Impôt sur le revenu selon la loi | Impôt sur le revenu si 7,5 % s'appliquait à tous les gains | Écart | Capital net selon la loi |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 3 % | 490 282 € | 130 282 € | 13 454 € | 9 426 € | 4 028 € | 454 419 € |
| 5 % | 608 707 € | 248 707 € | 25 997 € | 18 308 € | 7 689 € | 539 932 € |
| 6 % | 680 158 € | 320 158 € | 33 565 € | 23 667 € | 9 898 € | 591 526 € |
| 7 % | 761 305 € | 401 305 € | 42 160 € | 29 753 € | 12 407 € | 650 120 € |
| 7,5 % | 805 929 € | 445 929 € | 46 886 € | 33 100 € | 13 787 € | 682 343 € |
| 8 % | 853 499 € | 493 499 € | 51 925 € | 36 667 € | 15 257 € | 716 692 € |
Hypothèses du tableau : 360 000 € de primes versées en fin de mois, contrat de plus de huit ans, tous les supports en unités de compte, primes toutes versées après le 27 septembre 2017, une seule personne, abattement annuel de 4 600 €, prélèvements sociaux de 17,2 % sur la totalité des gains, avant contributions sur les hauts revenus. Le capital reste exprimé en euros courants : à 2 % d'inflation par an, 805 900 € dans vingt ans valent environ 542 000 € d'aujourd'hui.
Du rendement des supports au rendement net : les frais
Une simulation affiche en général un rendement déjà net de frais. Reste à savoir quel rendement des supports il suppose. Selon l'Observatoire des produits d'épargne financière du Comité consultatif du secteur financier (rapport 2026, chiffres 2025, moyennes pondérées), les frais de gestion annuels des contrats sont en moyenne de 0,88 % pour les unités de compte hors produits structurés, de 0,79 % en gestion libre et de 1,08 % pour les autres modes de gestion ; les frais sur versements, de 0,57 % ; et les coûts récurrents des fonds supports, de 1,60 % en moyenne, 1,80 % pour les fonds actions et 0,29 % pour les ETF actions. Ce sont des moyennes, dont la dispersion n'est pas donnée dans les passages lus.
| Frais retenus | Rendement des supports avant frais nécessaire pour 7,5 % net |
|---|---|
| Contrat à 0,88 % et ETF actions à 0,29 % | 8,77 % |
| Contrat à 0,88 % et fonds actions à 1,80 % (moyenne) | 10,44 % |
| Contrat à 1,08 % et ETF actions à 0,29 % | 8,99 % |
| Contrat à 1,08 % et fonds actions à 1,80 % | 10,67 % |
Le calcul est celui de frais prélevés chaque année sur l'encours : (1 + rendement avant frais) × (1 − frais des supports) × (1 − frais du contrat) = 1,075. Retrancher simplement les points de frais sous-estime légèrement leur effet, de 0,1 à 0,3 point ici. L'exemple officiel du même rapport le montre : des fonds actions monde à 10,52 % par an sur 2021-2025, 9,29 % après frais des fonds, 8,29 % après frais du contrat, hors fiscalité. Un rendement net de 7,5 % par an suppose donc un rendement des supports de près de 9 % avec des ETF, de plus de 10 % avec des fonds actions moyens. Notre article sur le rendement des actions de long terme et celui sur le CAPE donnent les limites de ces hypothèses. Enfin, un frais d'entrée de 1 % sur chaque versement réduit le capital final de 1 %, soit 8 059 € sur 805 929 €.
Du capital brut au capital net d'impôt : la règle de l'article 200 A
Pour un rachat total, les gains sont la différence entre le capital reçu et les primes versées. Ils supportent d'abord les prélèvements sociaux de 17,2 %, sans abattement ; sur un contrat en unités de compte, ils ne sont dus qu'au rachat, tandis que les intérêts du fonds en euros ont supporté ces prélèvements chaque année (Code de la sécurité sociale, art. L136-7, II, 3°). Ils supportent ensuite l'impôt sur le revenu. Ce calcul de la part de gains, quel que soit le support d'où provient le rachat, obéit au principe d'unicité du contrat détaillé dans notre article sur le calcul de la part imposable d'un rachat partiel — retirer le support en perte ne réduit jamais la part imposable. Pour un contrat de plus de huit ans, la règle applicable aux primes versées depuis le 27 septembre 2017 est à l'article 200 A, 1, B, 2° du CGI : le taux de 7,5 % s'applique à la totalité des produits si l'ensemble des primes versées sur le contrat et sur tous les autres contrats du titulaire, qui n'ont pas déjà fait l'objet d'un remboursement en capital au 31 décembre de l'année précédente, n'excède pas 150 000 €.
Au-delà, le texte prévoit que le taux de 7,5 % ne s'applique qu'à « la seule fraction » des produits obtenue en multipliant leur total par le rapport entre 150 000 €, réduits des primes antérieures au 27 septembre 2017 non remboursées, et le montant des primes versées depuis cette date. Le reste est taxé à 12,8 %. L'abattement de 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune, s'impute d'abord sur la fraction à 7,5 %, puis sur celle à 12,8 % (CGI, art. 125-0 A, I, 1° ; BOFiP BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50, § 288).
| Cas d'école : 360 000 € de primes, 830 000 € de capital, 470 000 € de gains | Simulation simplifiée (7,5 % sur tout) | Règle de proportion (CGI 200 A) |
|---|---|---|
| Fraction des gains à 7,5 % | 100 %, soit 470 000 € | 41,67 % (150 000 ÷ 360 000), soit 195 833 € |
| Fraction des gains à 12,8 % | 0 € | 58,33 %, soit 274 167 € |
| Impôt sur le revenu, après abattement de 4 600 € | 34 905 € | 49 436 € |
| Prélèvements sociaux à 17,2 % | 80 840 € | 80 840 € |
| Total des prélèvements | 115 745 € | 130 276 € |
| Capital net | 714 255 € | 699 724 € |
L'écart est de 14 531 € d'impôt sur le revenu. Le calcul de la simulation simplifiée reproduit à l'euro près un capital net de 714 000 € : c'est ce qu'on obtient en appliquant 7,5 % à tous les gains après l'abattement. L'ordre d'imputation de l'abattement pèse peu : 244 € seulement entre les deux ordres possibles. Avec l'abattement de couple de 9 200 €, l'impôt passe de 49 436 € à 49 091 €, soit 345 € de moins. La règle de proportion, elle, change le résultat de plus de 14 000 €. Cette règle est technique, et un logiciel de simulation ne l'applique pas nécessairement : sans elle, tous les gains seraient taxés à 7,5 %, alors que la loi réserve ce taux à la fraction rattachée aux 150 000 premiers euros de primes.
L'acompte de l'assureur et la régularisation l'année suivante
À la sortie, l'assureur prélève à la source un acompte d'impôt sur le revenu dont le taux ne dépend que de la durée du contrat : 7,5 % pour un contrat de huit ans et plus, 12,8 % avant (CGI, art. 125-0 A, II ; BOFiP BOI-RPPM-RCM-30-20-40, § 20). Sur 470 000 € de gains, cela fait 35 250 € prélevés, sans abattement. L'impôt définitif est établi l'année suivante lors de la déclaration, en déduisant l'acompte : l'administration le décrit comme une imposition « en deux temps ». Le prélèvement de l'assureur n'appliquant pas la règle de proportion, selon notre lecture du BOFiP, le complément d'environ 14 200 € dans notre cas est réclamé après coup, non prélevé au moment du rachat : il faut donc le provisionner.
Couple, plusieurs contrats, primes avant 2017 : ce qui change le seuil
Le seuil de 150 000 € est personnel : il s'apprécie par titulaire, non par foyer (BOFiP BOI-RPPM-RCM-20-15, § 170), alors que l'abattement de 4 600 ou 9 200 € l'est par foyer. Il porte sur l'ensemble des contrats du titulaire, en France comme à l'étranger, quel que soit leur régime fiscal (§ 160) : deux contrats de 180 000 € de primes chacun ne donnent pas deux seuils. Pour un contrat cosouscrit entre époux ou partenaires pacsés, l'administration admet de retenir pour chacun la moitié des primes. Dans notre cas, 360 000 € de primes cosouscrits donnent 180 000 € chacun, une fraction à 7,5 % de 83,3 % et un impôt sur le revenu total de 38 712 €, soit 10 724 € de moins que pour un titulaire unique. C'est une illustration du caractère personnel du seuil, non un conseil : le choix des souscripteurs a d'autres conséquences, notamment en cas de décès ou de séparation. Pour utiliser l'abattement chaque année sans sortir du contrat, voir notre article sur la purge des gains d'une assurance-vie.
Les primes versées avant le 27 septembre 2017 réduisent le numérateur : si elles atteignent 150 000 €, toute la fraction post-2017 est taxée à 12,8 %. Le dénominateur porte sur les primes post-2017 de tous les contrats. Le texte apprécie les primes au 31 décembre de l'année précédant le rachat : la lecture littérale exclurait donc du test les versements de l'année du rachat, un point à vérifier auprès de l'administration. Pour un rachat partiel, les primes contenues dans le retrait sont retirées au prorata avant et après 2017 (BOFiP BOI-RPPM-RCM-20-15, exemple 3). Notre article sur les vieux contrats d'assurance-vie détaille les différents régimes selon la date des primes, et celui sur le rachat par un non-résident le tableau des taux.
Sur dix ans, le même mécanisme s'applique dès que les primes dépassent 150 000 € : 180 000 € de primes à 7,5 % donnent un capital de 263 287 €, 83 287 € de gains, une fraction à 7,5 % de 83,3 %, environ 6 637 € d'impôt sur le revenu, 14 325 € de prélèvements sociaux et un capital net de 242 324 €. Par ailleurs, une sortie unique de 470 000 € de produits peut déclencher la contribution exceptionnelle et la contribution différentielle sur les hauts revenus (CGI, art. 223 sexies et 224) : nous n'avons lu que les textes et n'avons pas chiffré leur effet, à calculer sur la situation réelle. Le mécanisme, avec des exemples chiffrés, est détaillé dans CEHR et CDHR. Pour éviter une sortie unique, l'avance sur contrat et les rachats partiels étalés sont décrits dans notre article sur les avances en cascade.
Ce que la loi impose d'afficher dans une simulation d'assurance-vie
| Élément | Obligation trouvée | Source |
|---|---|---|
| Frais | Oui avant la souscription pour les unités de compte : frais totaux du contrat et des supports, coûts agrégés avec leur effet cumulé sur le rendement, et coûts au fil du temps dans le document d'informations clés | Code des assurances, art. A522-1 et L522-3, 3° ; règlement délégué 2017/653 |
| Rendement brut et net de frais | Oui, mais sur le passé : dernier exercice et moyenne sur cinq ans, par support. Aucun taux, plafond ou méthode pour une projection future n'a été trouvé | Code des assurances, art. A522-1 et L522-5 |
| Capital net d'impôt | Aucune obligation de l'afficher. Le document d'informations clés précise que ses chiffres ne tiennent pas compte de la situation fiscale personnelle. Un net affiché doit toutefois être exact | Code des assurances, art. L521-1, II ; règlement délégué 2017/653 |
| Scénarios | Le document d'informations clés comporte quatre scénarios (tensions, défavorable, intermédiaire, favorable) ; le Code des assurances exige, dans le projet de contrat, des simulations de valeur de rachat sur huit ans au moins avec stabilité, hausse et baisse de même amplitude des unités de compte | Règlement délégué 2017/653, art. 3 ; Code des assurances, art. A132-4-1 |
Toute information d'un distributeur d'assurance, communications publicitaires comprises, doit être « claire, exacte et non trompeuse » (Code des assurances, art. L521-1, II). Les orientations européennes sur les communications commerciales des fonds (ESMA34-45-1272) demandent, par analogie, que la performance anticipée repose sur des hypothèses raisonnables fondées sur des données objectives et s'accompagne d'un avertissement sur la fiscalité ; elles ne visent pas les intermédiaires d'assurance, et le règlement délégué 2017/565 (art. 44, § 6), que notre article sur le rendement des actions présente, vise les entreprises d'investissement. Nous n'avons trouvé aucune position de l'ACPR ou de l'AMF propre aux simulations de performance d'assurance-vie multisupport. La recommandation 2024-R-03 de l'ACPR demande d'attirer l'attention sur l'ensemble des frais et sur les conséquences fiscales d'un rachat dans les huit ans, pas sur le seuil de 150 000 €. Un exemple de document d'informations clés d'un contrat multisupport, que nous ne nommons pas, indique une incidence annuelle des coûts de 1,09 % à 3,55 % selon les supports, et renvoie aux documents de chaque support pour les scénarios.
Les questions à poser sur une simulation
- 1.Le rendement est-il nominal ou effectif, brut ou net de frais ? Un même « 7,5 % » donne 806 000 € ou 831 000 € selon la convention, et suppose un rendement des supports de 8,8 à 10,7 %.
- 2.Quels frais sont retenus, maximaux ou réels ? Frais d'entrée, frais du contrat, frais des supports, frais d'arbitrage, rétrocessions : demander le total en euros et en pourcentage.
- 3.Les versements sont-ils comptés en début ou en fin de mois ? L'écart est faible mais s'ajoute aux autres conventions.
- 4.Le capital net est-il calculé avec la règle de proportion du seuil de 150 000 € ? Demander la méthode, les primes de tous les contrats du titulaire et la prise en compte de l'abattement.
- 5.Quels sont les scénarios défavorable et de tensions ? Une simulation à un seul taux n'est pas un scénario : demander le résultat avec un rendement de 3 % et avec une baisse de 40 % en cours de route.
- 6.Le capital est-il exprimé en euros courants ou constants ? À 2 % d'inflation, 806 000 € dans vingt ans valent environ 542 000 € d'aujourd'hui.
- 7.Y a-t-il une sortie unique ou étalée ? Une sortie totale peut déclencher des contributions sur les hauts revenus ; l'avance et les rachats partiels changent le calcul.
- 8.Le contrat est-il cosouscrit, seul ou avec d'autres contrats ? Le seuil est personnel et porte sur tous les contrats.
Pour comparer plusieurs contrats sur vos propres chiffres, réalisez votre bilan patrimonial en ligne. Notre article sur les frais des contrats d'assurance-vie détaille les postes de frais, et celui sur l'intérêt de plusieurs contrats rappelle que le seuil de 150 000 € s'apprécie tous contrats confondus.
Comment est imposé un rachat total d'assurance-vie de plus de huit ans avec 360 000 € de primes ?
Les gains supportent 17,2 % de prélèvements sociaux, puis l'impôt sur le revenu : 7,5 % pour la fraction des gains égale à 150 000 € divisés par le total des primes post-2017, soit 41,67 % ici, et 12,8 % pour le reste, après un abattement de 4 600 € (9 200 € pour un couple) imputé d'abord sur la fraction à 7,5 %. Pour 470 000 € de gains, cela donne 49 436 € d'impôt sur le revenu et 80 840 € de prélèvements sociaux.
Le seuil de 150 000 € est-il par contrat, par personne ou par foyer ?
Par personne, tous contrats confondus, en France comme à l'étranger (BOFiP BOI-RPPM-RCM-20-15, § 160 et 170). L'abattement de 4 600 ou 9 200 € est, lui, par foyer. Pour un contrat cosouscrit entre époux ou pacsés, l'administration admet de retenir la moitié des primes pour chacun.
L'assureur applique-t-il la règle de proportion au moment du rachat ?
Selon notre lecture du BOFiP, le prélèvement à la source dépend de la seule durée du contrat (7,5 % à partir de huit ans). L'impôt définitif est établi l'année suivante à la déclaration, avec le complément éventuel à payer.
Un rendement net de 7,5 % par an est-il réaliste ?
Il suppose un rendement des supports avant frais d'environ 8,8 % avec des ETF et de plus de 10 % avec des fonds actions moyens. Sur les séries longues américaines, la moyenne des actions est de cet ordre, avec de fortes variations, et les valorisations actuelles ne le garantissent pas : voir nos articles sur le rendement des actions et le CAPE.
La loi oblige-t-elle à afficher le capital net d'impôt dans une simulation ?
Nous n'avons trouvé aucune obligation. Le document d'informations clés exclut la fiscalité personnelle. Un capital net affiché reste soumis à l'exigence d'exactitude de l'article L521-1, II du Code des assurances.
Quels frais moyens peut-on attendre d'un contrat en unités de compte ?
Selon l'Observatoire des produits d'épargne financière (chiffres 2025), 0,57 % de frais sur versements, 0,88 % de frais de gestion annuels du contrat et 1,60 % de coûts récurrents des fonds en moyenne, 0,29 % pour les ETF actions. Ce sont des moyennes pondérées.
Peut-on éviter l'impôt de sortie d'une assurance-vie ?
Non, mais on peut l'étaler : les rachats partiels ne taxent que la part de gains du retrait, avec l'abattement annuel, et l'avance sur contrat n'est pas un rachat. Notre article sur les avances en cascade détaille les limites.
Rappel important — Les informations de cet article sont fournies à titre général, informatif et éducatif uniquement. Elles ne constituent ni un conseil en investissement au sens de la réglementation AMF, ni un conseil juridique ou fiscal personnalisé, et ne visent aucun contrat ni aucun assureur en particulier : l'imposition d'un rachat dépend de la date des primes, de la durée du contrat, du nombre de contrats du titulaire, de la situation du foyer et de la législation en vigueur. Un placement en unités de compte peut entraîner une perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les tableaux sont des calculs arithmétiques illustratifs sur un cas d'école : versements de 1 500 € en fin de mois pendant 20 ans, supports entièrement en unités de compte, primes postérieures au 27 septembre 2017, contrat de plus de huit ans, personne seule, prélèvements sociaux de 17,2 %, avant contributions sur les hauts revenus, et leurs rendements ne sont ni une prévision ni une hypothèse recommandée. Sont à vérifier : l'incidence de la date du 31 décembre de l'année précédente sur un rachat en cours d'année, la contribution exceptionnelle et la contribution différentielle sur les hauts revenus, la CRDS de 0,5 % (dont le texte n'a pas été relu), la méthode des scénarios du règlement délégué 2017/653 après sa modification de 2021, et l'application aux prélèvements de l'assureur. L'analyse du prélèvement à la source de l'assureur est notre lecture. Sources : Code général des impôts, articles 125-0 A, 200 A et 223 sexies, 224 ; BOFiP BOI-RPPM-RCM-20-15, BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50 et BOI-RPPM-RCM-30-20-40 ; Code de la sécurité sociale, articles L136-7 et L136-8 ; impots.gouv.fr, fiche sur l'imposition des produits d'assurance-vie ; Code des assurances, articles L132-27, L521-1, L521-4, L522-3, L522-5, A132-4-1 et A522-1 ; règlement délégué (UE) 2017/653 ; ACPR, recommandation 2024-R-03 ; ESMA, orientations sur les communications commerciales (ESMA34-45-1272) ; Comité consultatif du secteur financier, rapport annuel 2026 de l'Observatoire des produits d'épargne financière.

Master 2 Banque et Finance d'Entreprise, EDHEC Nice. 10 ans sur les marchés financiers, 5 ans à conseiller des particuliers — formé sur les marchés avant de se former à la gestion de patrimoine, ce qui change la façon de regarder un produit.
Trois repères comptent dans une assurance vie : les 8 ans du contrat, les 70 ans de l'assuré, et la date de chaque versement, avant ou après cet âge.
Sources : Ouvrir une assurance vie avec 1 000 € pour « prendre date » · Assurance vie après 70 ans · Faut-il plusieurs contrats d'assurance vie ? · Assurance vie en banque ou chez un courtier : ce qui change au décès