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COMPARAISON

Para-hôtelier professionnel ou location type Airbnb : trois services sur quatre pour la TVA, 90 jours à Paris pour une résidence principale, une autorisation pour louer un local commercial en meublé de tourisme, et un revenu qui dépend de l'exploitant

Par Alexandre Pollet·Mis à jour le 18 septembre 2026·10 min de lecture
L'essentiel

« Para-hôtelier » n'est pas un label : c'est, pour la TVA, une prestation d'hébergement offerte pour moins de trente nuitées avec un local meublé et au moins trois services parmi quatre (petit-déjeuner, nettoyage régulier, linge, réception), et le BOFiP précise qu'une simple boîte à clés ne vaut pas réception. Le prestataire est l'exploitant, pas le propriétaire du lot. La loi du 19 novembre 2024 a durci le régime des meublés de tourisme : plafond de 120 jours par défaut pour une résidence principale, abaissé à 90 jours à Paris depuis le 1er janvier 2025, autorisation possible pour la location d'un local commercial, amendes civiles jusqu'à 25 000 € ou 100 000 € selon le cas, abattement de micro-BIC ramené à 30 % pour un meublé non classé. À Paris, le règlement municipal d'avril 2025 soumet à autorisation la location d'un local à usage commercial en meublé de tourisme, et le PLU bioclimatique interdit de créer de nouveaux hébergements touristiques dans le secteur central. Enfin le mot « commercialité » désigne dans le droit parisien un titre de compensation, pas un statut de lot. Pour un épargnant, l'essentiel est ailleurs : le revenu d'un actif d'exploitation dépend de l'exploitant, comme l'ont montré les loyers suspendus en résidences de tourisme dès 2020. Voici les textes, les chiffres publics et les questions à poser.

Sommaire · 11 sections
  1. 01Le para-hôtelier est une définition fiscale : trois services sur quatre
  2. 02Meublé de tourisme, résidence de tourisme, hôtel : trois catégories, trois régimes
  3. 03« Commercialité » : un mot du droit parisien du changement d'usage, pas un label
  4. 04Ce que la loi du 19 novembre 2024 a changé pour les meublés de tourisme
  5. 05Paris : autorisation pour un local commercial, et ce que le PLU bioclimatique interdit
  6. 06Le revenu dépend de l'exploitant : ce que disent les cas documentés
  7. 07Ce que les chiffres publics permettent de comparer : hôtels, autres hébergements, annonces Airbnb
  8. 08Trois façons d'être exposé, trois fiscalités
  9. 09Onze questions à poser avant de regarder un rendement affiché
  10. 10Questions fréquentes
  11. 11Ce qu'il faut retenir

Le discours est devenu classique : une suite dans un immeuble résidentiel parisien, achetée ou financée pour être exploitée « de façon professionnelle », avec une « commercialité para-hôtelière » qui permettrait de la louer toute l'année, et surtout « pas de l'Airbnb ». Chacun de ces mots renvoie à un texte précis, et aucun ne se confond avec un autre. Le para-hôtelier est une notion de TVA. La commercialité est une notion du droit parisien du changement d'usage. Le meublé de tourisme est une notion du Code du tourisme. La loi du 6 juillet 1989 vise la résidence principale, et les locations saisonnières ne sont pas visées : pour l'encadrement des loyers d'une résidence principale, voir encadrement des loyers et colocation. Et l'exploitant, qui est la personne dont le revenu dépend, n'apparaît dans aucun de ces trois textes comme une garantie. Cet article remet chaque notion à sa place, avec les sources officielles et les chiffres publics disponibles au 18 septembre 2026.

Le para-hôtelier est une définition fiscale : trois services sur quatre

La location d'un logement meublé est en principe exonérée de TVA. L'article 261 D, 4° du Code général des impôts écarte cette exonération pour « les prestations d'hébergement fournies dans le cadre du secteur hôtelier ou de secteurs ayant une fonction similaire » qui remplissent des conditions cumulatives : elles sont offertes au client pour une durée n'excédant pas trente nuitées, elles comprennent la mise à disposition d'un local meublé, et « au moins trois des prestations suivantes : le petit déjeuner, le nettoyage régulier des locaux, la fourniture de linge de maison et la réception, même non personnalisée, de la clientèle ». Cette rédaction, issue de la loi de finances pour 2024 (loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023, art. 84), s'applique depuis le 1er janvier 2024 ; elle a remplacé l'ancienne condition selon laquelle la clientèle « n'y élit pas domicile ». Les prestations imposables sont taxées au taux de 10 % (art. 279 a du CGI).

Le BOFiP (BOI-TVA-CHAMP-10-10-50-20, version du 26 mars 2025) donne le mode d'emploi. La condition de durée est remplie dès lors que le prestataire propose « une offre d'hébergement [...] pour une durée pouvant être inférieure à trente nuitées » (§ 40). Les services annexes n'ont pas à être fournis à chaque client, mais ils doivent être « réellement proposés au client, et l'effectivité de cette proposition doit pouvoir être démontrée » (§ 60). Un nettoyage hebdomadaire est jugé suffisant, et pour les séjours courts, un nettoyage avant l'arrivée et du linge renouvelé au début du séjour suffisent (§ 80 et 90). Sur la réception, la doctrine est nette : « la seule mise à disposition des clés via une boîte à clés, sans alternative proposée avec un accueil physique, ne saurait constituer une réception même non personnalisée de la clientèle » (§ 100). Le critère qui sépare la para-hôtellerie de la location classique n'est donc pas la fréquence des séjours, c'est la présence de services réellement organisés.

Deux précisions en découlent. La première concerne le prestataire : le BOFiP indique que l'exploitant d'une résidence de tourisme « est considéré comme celui qui fournit les prestations d'hébergement dans cette résidence, quand bien même les logements sont détenus par plusieurs propriétaires différents » (§ 30). Le propriétaire d'un lot loué à cet exploitant ne fait donc pas de para-hôtellerie : il loue à un professionnel, et ce bail est lui-même taxé de plein droit (art. 261 D, 4°, c). La seconde concerne la portée du mot : la définition vaut pour la TVA. Elle ne dit rien de l'autorisation d'urbanisme, de l'usage du local ou de l'obligation de déclaration en mairie, qui relèvent d'autres codes.

Meublé de tourisme, résidence de tourisme, hôtel : trois catégories, trois régimes

CatégorieDéfinition officielleCe qui la distingue
Meublé de tourisme« Villas, appartements ou studios meublés, à l'usage exclusif du locataire, offerts à la location à une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile » (Code du tourisme, L324-1-1, I ; D324-1)Déclaration et enregistrement obligatoires ; régime de la loi du 19 novembre 2024 ; qualification de changement d'usage si le local est à usage d'habitation (CCH, L631-7)
Résidence de tourisme« Établissement commercial d'hébergement classé, faisant l'objet d'une exploitation permanente ou saisonnière », gérée « dans tous les cas par une seule personne physique ou morale » (Code du tourisme, D321-1)En copropriété : obligation de location d'au moins 70 % des locaux meublés pendant au moins neuf ans (D321-2) ; l'exploitant doit communiquer chaque année un bilan avec les taux de remplissage (L321-2)
Hôtel (sous-destination d'urbanisme)Établissements commerciaux « qui offrent à une clientèle de passage [...] des chambres ou des appartements meublés en location, ainsi qu'un certain nombre de services » (arrêté du 10 novembre 2016 modifié)Destination « commerce et activités de service » (Code de l'urbanisme, R151-28), distincte de l'habitation
Autres hébergements touristiques (sous-destination d'urbanisme)Constructions autres que les hôtels, destinées à accueillir des touristes, « notamment les résidences de tourisme et les villages de vacances »Les meublés de tourisme y relèvent s'ils sont loués plus de 120 jours par an ou avec prestations hôtelières, selon la fiche de la DGALN de mars 2026

Ce tableau explique une ambiguïté qu'aucun texte que nous avons lus ne tranche expressément : une suite parisienne exploitée avec prestations par un exploitant unique est-elle un « meublé de tourisme » au sens de l'article L324-1-1 du Code du tourisme, avec les autorisations que cela entraîne, ou un établissement d'hébergement placé hors de ce régime ? La définition du meublé vise les appartements « à l'usage exclusif du locataire » sans exclure les prestations. Le guide pratique 2025 de la réglementation des meublés de tourisme (septembre 2025, publié sur le site du ministère de la Transition écologique) apporte une indication sans traiter ce cas : les meublés de tourisme s'y distinguent des hôtels, des résidences de tourisme et des chambres d'hôtes « en ce qu'ils ne comportent ni accueil, ni hall de réception, ni services et équipements communs ». Un lot exploité au sein d'un établissement classé, avec accueil et services communs, relève donc plutôt de la logique de la résidence de tourisme que de celle du meublé ; le cas d'un établissement non classé, ou d'un lot loué isolément, n'est pas tranché par cette phrase. La question a des conséquences concrètes, notamment sur l'autorisation municipale décrite plus bas, et elle doit être posée par écrit à l'exploitant ou au vendeur, puis validée par un juriste avant tout engagement.

« Commercialité » : un mot du droit parisien du changement d'usage, pas un label

À Paris, deux réglementations distinctes se superposent : le changement d'usage, régi par le Code de la construction et de l'habitation, et le changement de destination, régi par le Code de l'urbanisme. La Ville de Paris le rappelle dans ses fiches officielles de février 2025 : « changements d'usage et changements de destination relèvent de deux réglementations différentes », et dans la première il n'existe que deux catégories, « les locaux d'habitation et tous les autres locaux qui ne sont pas à usage d'habitation ». Louer un local d'habitation meublé en tant que meublé de tourisme constitue un changement d'usage (CCH, L631-7, dernier alinéa, tel que modifié par la loi du 19 novembre 2024), soumis à autorisation, y compris dans le cadre d'un bail commercial : la loi précise que constituent des locaux à usage d'habitation « toutes catégories de logements et leurs annexes, y compris [...] logements inclus dans un bail commercial ». Un lot d'habitation loué à un exploitant par bail commercial ne devient donc pas, par ce seul bail, un local à usage commercial.

Le mot « commercialité » a, lui, un sens précis et officiel. Selon la fiche de la Ville de Paris sur le changement d'usage avec compensation, « la compensation n'est pas une taxe, elle n'est pas matérielle ; il s'agit du transfert de la commercialité d'un local à autre usage que l'habitation vers un local d'habitation, permettant à ce dernier d'obtenir un changement d'usage à caractère réel, c'est-à-dire définitif ». Les autorisations à caractère réel « sont définitives et attachées au local » (CCH, L631-7-1), tandis qu'une autorisation accordée à titre personnel cesse avec son bénéficiaire. Il n'existe « pas de tarif officiel : les prix sont négociés entre l'acheteur et le vendeur », dans un marché privé. Les notaires de France évoquaient en 2020 une fourchette de 400 à 5 000 € le mètre carré, trop large et trop ancienne pour servir de repère.

L'expression « commercialité para-hôtelière », telle qu'on l'entend dans les présentations commerciales, n'est pas un terme légal : nous ne l'avons trouvée dans aucun des textes consultés. Elle recouvre, selon les cas, un lot qui n'a jamais été à usage d'habitation, un lot ayant obtenu un changement d'usage avec compensation, ou un lot qui bénéficie d'une autorisation temporaire ou personnelle. Ces trois situations n'ont ni la même durée, ni la même transmissibilité. La bonne question n'est donc pas « le lot a-t-il la commercialité », mais « quel document établit son usage, pour combien de temps, et est-il attaché au lot ou à une personne ».

Ce que la loi du 19 novembre 2024 a changé pour les meublés de tourisme

La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, s'intitule exactement « visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l'échelle locale ». Elle modifie à la fois le Code du tourisme, le Code de la construction et de l'habitation, le Code général des impôts et le régime de la copropriété. Les points qui comptent pour un investisseur sont les suivants.

SujetRégime en vigueur au 18 septembre 2026Texte
Résidence principale louée en meublé de tourisme120 jours par an au maximum par défaut ; la commune peut, sur délibération motivée, abaisser ce plafond jusqu'à 90 jours. Paris l'a fait : 90 jours depuis le 1er janvier 2025 (délibération du 19 décembre 2024, selon l'Apur)Code du tourisme, L324-1-1, IV
Location d'un local qui n'est pas à usage d'habitationUne délibération du conseil municipal peut soumettre à autorisation la location en meublé de tourisme d'un local non destiné à l'habitation, dans les communes où le changement d'usage est soumis à autorisationCode du tourisme, L324-1-1, IV bis
Autorisations de changement d'usageAutorisations temporaires de moins de cinq ans, quotas communaux possibles ; classe énergétique du DPE comprise entre A et E, puis entre A et D à compter du 1er janvier 2034CCH, L631-7-1 A et L631-10
EnregistrementEnregistrement obligatoire auprès d'un téléservice national « au plus tard le 20 mai 2026 » ; au 18 septembre 2026, la Direction générale des entreprises indique que le téléservice national destiné aux loueurs est prévu pour le quatrième trimestre 2026, les numéros délivrés par les mairies restant en usageLoi n° 2024-1039, art. 1, II ; Code du tourisme, L324-1-1, III
SanctionsJusqu'à 10 000 € (défaut de déclaration), 20 000 € (fausse déclaration), 15 000 € (dépassement du plafond de jours), 25 000 € (location d'un local non destiné à l'habitation sans autorisation), 50 000 € par meublé (défaut de retrait d'annonce) ; changement d'usage irrégulier : jusqu'à 100 000 € par local et astreinte jusqu'à 1 000 € par jour et par mètre carréCode du tourisme, L324-1-1, V ; CCH, L651-2
CopropriétéL'interdiction des meublés de tourisme peut être votée à la majorité des deux tiers ; le Conseil constitutionnel a jugé ce dispositif conforme à la Constitution (décision n° 2025-1186 QPC du 19 mars 2026)Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 26
Micro-BIC (revenus perçus depuis le 1er janvier 2025)Meublé de tourisme non classé : abattement de 30 % jusqu'à 15 000 € de recettes ; meublé classé et chambre d'hôtes : 50 % jusqu'à 83 600 € pour 2026-2028 (77 700 € pour 2023-2025) ; abattement minimal de 305 €CGI, art. 50-0 ; BOI-BAREME-000044 (19 août 2026)

Le micro-BIC ne concerne que les personnes physiques et certaines sociétés de personnes : il est inapplicable aux personnes morales soumises à l'impôt sur les sociétés (CGI, art. 50-0, 2, c et d). Sur le plan social, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté à 18,6 % le taux global des prélèvements sociaux sur les revenus des locations meublées non professionnelles, comme sur les dividendes et les intérêts, alors que l'assurance-vie, les revenus fonciers et les plus-values immobilières restent à 17,2 % (Code de la sécurité sociale, L136-8). Un loueur en meublé professionnel relève, pour sa part, des cotisations de travailleur indépendant, avec des seuils de 23 000 € de recettes et de dépassement des autres revenus du foyer (CGI, art. 155, IV).

Paris : autorisation pour un local commercial, et ce que le PLU bioclimatique interdit

À Paris, le règlement municipal issu de la délibération 2025 DLH 106 (Conseil de Paris des 8 au 11 avril 2025, publié le 18 avril 2025) pose une règle directe : « la location d'un local à usage commercial en tant que meublé de tourisme est soumise à autorisation préalable délivrée par la Maire de Paris ». L'autorisation est refusée si le local se situe dans le secteur d'encadrement des hébergements touristiques délimité par le plan local d'urbanisme bioclimatique, ou sur un linéaire commercial et artisanal protégé ; le règlement fixe en outre des seuils de densité, une densité de meublés étant qualifiée de forte au-delà de 50 numéros d'enregistrement pour 1 000 résidences principales, et une offre hôtelière de forte au-delà de 3 000 chambres par kilomètre carré. La location sans autorisation est passible d'une amende civile pouvant atteindre 25 000 €, prononcée par le président du tribunal judiciaire. La cour administrative d'appel de Paris (6 février 2025, n° 24PA00475) a validé le principe de ce régime tout en annulant un critère d'« équilibre » jugé insuffisamment précis ; les seuils chiffrés cités plus haut figurent dans la version d'avril 2025. Ce règlement ne mentionne ni les résidences de tourisme ni les apparthôtels : il vise « la location d'un local à usage commercial en tant que meublé de tourisme », et définit ces locaux par la destination de la construction (commerce, hébergement hôtelier ou artisanat, puis « commerce et activités de service » une fois le nouveau plan local d'urbanisme entré en vigueur).

Le plan local d'urbanisme bioclimatique, approuvé le 20 novembre 2024, complète ce dispositif. Sa règle UG.1.3.3 interdit, dans le secteur d'encadrement des hébergements touristiques, « la création de locaux relevant de la sous-destination Autres hébergements touristiques ». Sur les terrains comportant des locaux d'habitation, elle interdit aussi les constructions neuves, extensions et surélévations relevant de cette sous-destination, ainsi que le passage de bureaux vers des hébergements touristiques. Selon l'Apur, ce secteur regroupe les arrondissements 1 à 11 et une partie du 18e. Le jeu de données ouvert de la Ville de Paris (version du PLU votée le 20 novembre 2024, « sans valeur réglementaire ») confirme l'ordre de grandeur : en croisant ses polygones avec ceux des arrondissements, nous estimons qu'il couvre presque tout le 2e, le 9e, le 10e et le 11e, la majeure partie des 1er, 5e, 6e et 8e, une partie seulement des 3e, 4e et 7e, environ un quart du 18e, et rien dans les autres arrondissements. Cette estimation est de notre part et n'a aucune valeur juridique : seule la carte du PLU fait foi, et l'adresse du lot doit y être vérifiée. Les hôtels, sous-destination distincte, ne sont pas visés par cette règle, mais restent soumis à la protection des linéaires commerciaux : un local en rez-de-chaussée sur une voie protégée ne peut pas changer de sous-destination pour devenir un hébergement.

Le cumul de ces règles produit un effet que les textes ne chiffrent pas : dans le centre de Paris, un lot régulièrement exploité en hébergement touristique est difficile à recréer, ce qui peut jouer sur sa rareté et donc sur sa valeur. Nous n'avons trouvé aucune étude notariale ou publique qui mesure la décote ou la surcote d'un lot à usage commercial autorisé pour l'hébergement touristique par rapport à un lot d'habitation. Un argument de valorisation à la revente fondé sur cette différence est, faute de source publique, une affirmation du vendeur. L'autorisation d'un local commercial devient par ailleurs caduque, selon le règlement de 2025, si elle n'est pas suivie d'une mise en location dans un délai de trois ans.

Le revenu dépend de l'exploitant : ce que disent les cas documentés

Le Gouvernement a lui-même qualifié cet investissement. Dans sa réponse du 28 décembre 2021 à la question écrite n° 40793, il justifie un projet de réforme par « le constat du caractère risqué de l'investissement en résidence de tourisme, ce qui requiert une information objective des investisseurs, à l'instar des obligations d'information prévues pour les produits financiers ». Il relève que la crise sanitaire a conduit « certains gestionnaires de résidences » à ne pas verser temporairement de loyer, et que « des retards, des paiements partiels, voire des non-paiements de loyer, pourraient [...] placer [les propriétaires] dans une situation difficile vis-à-vis de leurs banques », une majorité d'entre eux ayant souscrit des emprunts.

Le cas le plus documenté publiquement est celui du groupe Pierre & Vacances-Center Parcs. Une question écrite à l'Assemblée nationale, publiée le 11 mai 2021 (n° 38760), indique que, selon la députée, « depuis janvier 2021, près de 20 000 bailleurs [...] se retrouvent sans paiement de loyers », et la réponse du Gouvernement est publiée le 31 mai 2022 avec une charte de médiation et des commissions de conciliation. Une question sénatoriale du 17 juin 2021 évoque, selon le sénateur, une dépréciation d'environ 70 % des biens ; la réponse du secrétariat d'État au Tourisme du 4 novembre 2021 rappelle un prêt garanti par l'État de 240 millions d'euros accordé au groupe en juin 2020, une charte de médiation et un crédit d'impôt pour les bailleurs qui abandonnent des loyers (loi de finances pour 2021). Le groupe a ensuite été restructuré par une procédure de sauvegarde accélérée, ouverte par jugement du 31 mai 2022, dont le plan a été arrêté par le tribunal de commerce de Paris le 29 juillet 2022, selon le communiqué de la société d'août 2022. Les chiffres de bailleurs et de dépréciation sont ceux des parlementaires, non ceux du Gouvernement.

D'autres défaillances d'exploitants de résidences gérées sont détaillées dans notre article sur les risques du LMNP en résidence gérée — Medicharme en liquidation judiciaire en février 2024, Réside Études Seniors en sauvegarde puis redressement judiciaire — et le mécanisme d'une fraude à grande échelle dans notre article sur l'affaire Maranatha. Le point commun est structurel : un investisseur dans un actif d'exploitation ne détient pas un loyer, il détient une créance sur une entreprise dont l'activité est saisonnière, sensible aux chocs et dépendante de sa capacité à remplir ses chambres. Le Code du tourisme donne un levier de vérification que peu d'acquéreurs utilisent : l'exploitant d'une résidence de tourisme classée est tenu de communiquer chaque année à l'ensemble des propriétaires un bilan précisant les taux de remplissage (art. L321-2).

Ce que les chiffres publics permettent de comparer : hôtels, autres hébergements, annonces Airbnb

IndicateurChiffreSource et précision
Taux d'occupation des hôtels de Paris en 202580,1 % (+3,7 points, soit environ 76,4 % en 2024 par soustraction de notre part)INSEE, Insee Flash Île-de-France n° 110 (31 mars 2026)
Même indicateur selon le panel MKG en 202580,7 % ; prix moyen 223,5 € HT ; revenu par chambre disponible 180,4 € HTObservatoire UMIH-GNC, données MKG ; méthode différente de l'INSEE
Nuitées dans les hébergements collectifs de tourisme d'Île-de-France en 202589,7 millions (+8,2 % sur un an) ; hôtels 81 % des nuitées ; autres hébergements collectifs (résidences de tourisme, villages de vacances, auberges) +14,0 %INSEE ; ne couvre pas les meublés proposés sur les plateformes
Effet des Jeux Olympiques 2024 sur les hôtels d'Île-de-FranceEnviron 10 points d'occupation de plus qu'en 2023 pendant les épreuves olympiques ; année 2024 qualifiée de terne jusqu'aux JeuxINSEE, bilan économique 2024 et Flash n° 110
Annonces Airbnb à Paris97 975 en août 2024 (+47 % sur un an), 90 299 en décembre 2024 ; 31 % portées par des multi-loueurs ; 90 % en logement entierApur, note n° 272 (mars 2025), données Inside Airbnb : prix affichés, pas prix réalisés
Meublés de tourisme enregistrés auprès de la Ville de ParisPrès de 98 000 au 1er janvier 2025Exposé des motifs de la délibération 2025 DLH 106 ; un enregistrement n'est pas une annonce active
Prix des appartements anciens à Paris9 520 € le mètre carré en mai 2026 (+0,1 % sur un an)Notaires du Grand Paris

Une vérification arithmétique utile : le revenu par chambre disponible est le produit du prix moyen par le taux d'occupation, soit 223,5 € multipliés par 0,807, ce qui donne bien 180,4 €. Ce chiffre est un chiffre d'affaires par chambre, pas un résultat : entre les deux se trouvent le personnel, le nettoyage, le linge, l'énergie, les commissions de distribution, les travaux et la taxe foncière, dont nous ne citons aucun ratio agrégé faute de source publique. Nous n'avons pas non plus trouvé de taux d'occupation fiable pour les meublés de tourisme parisiens en source primaire : l'Apur précise que le nombre de jours de location effectifs ne fait pas partie des données disponibles. Une comparaison chiffrée honnête entre une suite exploitée en hôtellerie et une location de type Airbnb à Paris n'est donc pas possible à partir de données publiques, et tout tableau qui prétend la faire repose sur des hypothèses du vendeur.

Trois façons d'être exposé, trois fiscalités

Mode de détentionCe que vous percevezRégime fiscal et social
Achat direct d'un lot loué à un exploitant, ou loué en meublé de tourismeDes loyers de location meublée (BIC)LMNP ou LMP selon les seuils de l'article 155, IV du CGI ; 18,6 % de prélèvements sociaux en LMNP depuis 2026 ; à la revente, réintégration des amortissements dans la plus-value pour les cessions depuis le 15 février 2025 (CGI, art. 150 VB, III), les résidences de tourisme ne figurant pas parmi les exceptions (résidences étudiantes, seniors, Ehpad)
Parts d'une société propriétaire (SCI ou SAS)Des dividendes ou des quotes-parts de résultatSelon la société : imposition au niveau de la société à l'impôt sur les sociétés, puis fiscalité du dividende ; micro-BIC inapplicable aux sociétés à l'impôt sur les sociétés ; voir notre comparatif SCI à l'IS ou à l'IR
Obligations ou titres de dette émis par une société propriétaire ou exploitanteDes intérêtsProduits de placement : prélèvement forfaitaire et 18,6 % de prélèvements sociaux en 2026 ; l'investisseur ne fait ni LMNP ni para-hôtellerie ; voir notre article sur le club deal immobilier obligataire

Le loyer perçu par le propriétaire d'un lot loué à un exploitant para-hôtelier étant taxé à la TVA de plein droit, l'acquisition d'un lot neuf en résidence exploitée s'accompagne souvent d'une récupération de TVA ; cette mécanique dépend des conditions du bail et de la nature de la résidence, et doit être vérifiée au cas par cas avec le notaire. Les conséquences sur la plus-value et la fiscalité du meublé sont détaillées dans notre article sur l'amortissement LMNP réintégré dans la plus-value et dans notre comparatif LMNP ou location nue.

Onze questions à poser avant de regarder un rendement affiché

  1. 1.Qui est l'exploitant, sous quel statut, et quel est le bail ? Loyer fixe, variable ou minimum garanti, durée, indexation, sort en cas de défaillance.
  2. 2.Le lot a-t-il un usage d'habitation ou un autre usage au sens du Code de la construction et de l'habitation ? Demander le document qui l'établit, et vérifier si le local a fait l'objet d'un changement d'usage.
  3. 3.L'autorisation est-elle personnelle, temporaire ou attachée au local ? Une autorisation avec compensation est attachée au local, une autorisation personnelle cesse avec son bénéficiaire, une autorisation temporaire dure moins de cinq ans.
  4. 4.Quelle est la destination du lot au plan local d'urbanisme ? Hôtels, autres hébergements touristiques, habitation : les règles de création et de transformation diffèrent.
  5. 5.La location d'un local commercial en meublé de tourisme a-t-elle été autorisée par la mairie ? À Paris, l'autorisation préalable de la Maire est exigée depuis le règlement de 2025.
  6. 6.Les trois services sur quatre sont-ils réellement proposés, et cette proposition est-elle documentée ? Petit-déjeuner, nettoyage régulier, linge, réception : une boîte à clés seule ne suffit pas.
  7. 7.L'immeuble autorise-t-il cette activité ? Le règlement de copropriété peut interdire les meublés de tourisme à la majorité des deux tiers.
  8. 8.Quels sont les comptes d'exploitation des deux ou trois dernières années ? Le taux de remplissage, le prix moyen et les charges, pas seulement le loyer promis.
  9. 9.Le DPE est-il compatible avec les exigences du changement d'usage ? Classes A à E aujourd'hui, A à D à partir de 2034.
  10. 10.Qui supporte les travaux et le renouvellement du mobilier ? Le propriétaire reste redevable de la taxe foncière et des charges de copropriété de son lot, quoi qu'il arrive à l'exploitant.
  11. 11.Comment revendre, et à qui ? L'acheteur d'un actif exploité est un autre investisseur qui regardera le bail, l'exploitant et l'autorisation restants ; le marché est plus étroit que celui d'un logement.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qui distingue juridiquement une location para-hôtelière d'une location Airbnb ?

Il n'existe pas de définition juridique unique. Pour la TVA, l'administration retient un hébergement offert pour moins de trente nuitées avec un local meublé et au moins trois services sur quatre (petit-déjeuner, nettoyage régulier, linge, réception), et précise qu'une boîte à clés seule ne constitue pas une réception. Pour l'urbanisme, un meublé loué plus de 120 jours par an ou avec prestations hôtelières relève des « autres hébergements touristiques ». Pour le Code du tourisme, le meublé de tourisme reste défini par la location à une clientèle de passage, sans exclure les services.

Que veut dire « commercialité » à Paris ?

Dans le vocabulaire officiel de la Ville de Paris, la commercialité désigne le droit issu d'un local à usage autre que l'habitation, transférable sous forme de compensation pour obtenir un changement d'usage à caractère réel, c'est-à-dire définitif et attaché au local. L'expression « commercialité para-hôtelière » des présentations commerciales n'est pas un terme légal ; elle doit être ramenée à un document précis : autorisation de changement d'usage, titre de compensation, destination au plan local d'urbanisme.

Peut-on louer toute l'année une suite parisienne en meublé de tourisme ?

Pas une résidence principale, plafonnée à 90 jours par an à Paris depuis le 1er janvier 2025. Pour un autre local, la location en meublé de tourisme est un changement d'usage soumis à autorisation s'il s'agit d'un logement, et à autorisation préalable de la Maire s'il s'agit d'un local à usage commercial, refusée dans le secteur d'encadrement du plan local d'urbanisme bioclimatique. Une exploitation en hébergement classé relève d'un régime différent, dont la qualification pour un lot donné doit être validée par un juriste.

Combien risque-t-on à louer sans autorisation ?

Les amendes civiles vont jusqu'à 25 000 € pour la location sans autorisation d'un local non destiné à l'habitation, 15 000 € pour un dépassement du plafond de jours d'une résidence principale, 50 000 € par meublé en cas de défaut de retrait d'annonce, et 100 000 € par local pour un changement d'usage irrégulier, avec une astreinte pouvant atteindre 1 000 € par jour et par mètre carré (Code du tourisme, L324-1-1, V ; CCH, L651-2).

Que change la loi Le Meur pour la fiscalité ?

L'abattement du micro-BIC dépend désormais de la catégorie : 30 % jusqu'à 15 000 € de recettes pour un meublé de tourisme non classé, 50 % jusqu'à 83 600 € pour 2026-2028 pour un meublé classé ou une chambre d'hôtes. Le régime s'applique aux revenus perçus depuis le 1er janvier 2025. La loi de finances pour 2025 a par ailleurs réintégré les amortissements dans le calcul de la plus-value des loueurs en meublé non professionnels pour les cessions depuis le 15 février 2025.

Un exploitant peut-il cesser de payer les loyers ?

Oui, et cela s'est produit. Le Gouvernement a reconnu en 2021 que la crise sanitaire avait conduit certains gestionnaires de résidences à ne pas verser temporairement de loyer, et qualifié l'investissement en résidence de tourisme de risqué. Des questions parlementaires de 2021 concernent le groupe Pierre & Vacances-Center Parcs, avec un prêt garanti par l'État de 240 millions d'euros, une charte de médiation et un crédit d'impôt pour les bailleurs abandonnant des loyers.

Peut-on comparer le rendement d'une suite exploitée et celui d'une location Airbnb à Paris ?

Pas à partir de données publiques : l'INSEE et le panel MKG donnent l'occupation et le prix des hôtels, l'Apur dénombre les annonces de plateformes et leurs prix affichés, mais aucune source primaire n'indique le taux d'occupation des meublés de tourisme parisiens, ni de marge d'exploitation agrégée. Tout comparatif chiffré repose sur les hypothèses de celui qui le présente.

Ce qu'il faut retenir

  • —Para-hôtelier : une définition de TVA, pas un statut. Moins de trente nuitées, local meublé, trois services sur quatre réellement proposés, la réception ne se limitant pas à une boîte à clés (CGI, art. 261 D, 4° ; BOI-TVA-CHAMP-10-10-50-20). Le prestataire est l'exploitant.
  • —Commercialité : un mot du changement d'usage parisien qui désigne un titre de compensation attaché au local. L'expression « commercialité para-hôtelière » n'est pas un terme légal.
  • —Loi du 19 novembre 2024 : plafond de 120 jours par défaut pour une résidence principale (90 jours à Paris), autorisation possible pour un local non destiné à l'habitation, amendes de 10 000 à 100 000 €, abattement de micro-BIC de 30 % pour un meublé non classé, copropriété pouvant interdire les meublés de tourisme à la majorité des deux tiers.
  • —Paris : autorisation préalable de la Maire pour louer un local commercial en meublé de tourisme (règlement d'avril 2025), création d'hébergements touristiques interdite dans le secteur central du plan local d'urbanisme bioclimatique, effet sur la valeur non chiffré par aucune source publique.
  • —Exploitant : le revenu dépend de lui. Le Gouvernement qualifie l'investissement en résidence de tourisme de risqué ; les loyers suspendus dès 2020 en sont l'illustration.
  • —Chiffres publics : 80,1 % d'occupation hôtelière à Paris en 2025 selon l'INSEE, 97 975 annonces Airbnb en août 2024 selon l'Apur ; aucun taux d'occupation ni marge d'exploitation fiable pour les meublés parisiens.
  • —Avant tout rendement affiché : le bail, l'usage du lot, l'autorisation, les comptes d'exploitation et la sortie.

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Rappel important — Les informations de cet article sont fournies à titre général, informatif et éducatif uniquement. Elles ne constituent pas un conseil en investissement au sens de la réglementation AMF, ni un conseil juridique, fiscal ou d'urbanisme personnalisé : la qualification d'un lot, l'autorisation nécessaire et la fiscalité applicable dépendent de son usage, de sa localisation, de son exploitant et de la situation de chaque investisseur. La portée du règlement parisien de 2025 sur un lot exploité en établissement d'hébergement n'est tranchée par aucun texte que nous ayons lu et est à valider auprès de la Ville de Paris et d'un juriste ; le recouvrement des arrondissements par le secteur d'encadrement du plan local d'urbanisme est une estimation de notre part à partir de données ouvertes sans valeur réglementaire ; la date d'ouverture du téléservice national d'enregistrement (quatrième trimestre 2026 selon la Direction générale des entreprises) reste à confirmer. Les chiffres de bailleurs et de dépréciation relatifs au groupe Pierre & Vacances-Center Parcs sont ceux des parlementaires cités. La valeur de « 76,4 % » d'occupation en 2024 et la vérification arithmétique du revenu par chambre sont des calculs de notre part. Sources : Code général des impôts, articles 50-0, 150 VB, 155 et 261 D ; BOFiP BOI-TVA-CHAMP-10-10-50-20, BOI-BAREME-000044 et BOI-BIC-DECLA-10-10-10 ; loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023, art. 84 ; loi n° 2025-127 du 14 février 2025, art. 84 ; loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 ; Code du tourisme, articles L321-2, L324-1-1, D321-1, D321-2 et D324-1 ; Code de la construction et de l'habitation, articles L631-7, L631-7-1, L631-7-1 A, L631-10 et L651-2 ; Code de l'urbanisme, article R151-28 ; arrêté du 10 novembre 2016 ; DGALN, fiche sur les destinations de constructions dans les PLU (mars 2026) ; Code de la sécurité sociale, article L136-8 ; loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, art. 12 ; Ville de Paris, délibérations 2025 DLH 44 et 2025 DLH 106 et fiches sur le changement d'usage (février 2025) ; PLU bioclimatique de Paris, règlement UG.1.3.3 et UG.1.4.2 ; cour administrative d'appel de Paris, 6 février 2025, n° 24PA00475 ; Conseil constitutionnel, décision n° 2025-1186 QPC du 19 mars 2026 ; Apur, note n° 272 (mars 2025) ; INSEE, Insee Flash Île-de-France n° 110 (31 mars 2026) et bilan économique 2024 ; observatoire UMIH-GNC (données MKG, décembre 2025) ; Notaires du Grand Paris (mai 2026) ; guide pratique 2025 de la réglementation des meublés de tourisme (septembre 2025) ; Ville de Paris, jeu de données ouvert « PLU bioclimatique – Secteur d'encadrement des hébergements touristiques » ; communiqué de Pierre & Vacances-Center Parcs relatif à l'arrêté du plan de sauvegarde accélérée (août 2022) ; Direction générale des entreprises, page de l'API Meublés ; Assemblée nationale, questions écrites n° 38760 et n° 40793 ; Sénat, question n° 23385 du 17 juin 2021 et réponse du 4 novembre 2021.

Alexandre Pollet
Écrit par
Alexandre Pollet
Fondateur, Le Rempart Financier · ORIAS n° 25005915

Master 2 Banque et Finance d'Entreprise, EDHEC Nice. 10 ans sur les marchés financiers, 5 ans à conseiller des particuliers — formé sur les marchés avant de se former à la gestion de patrimoine, ce qui change la façon de regarder un produit.

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Sources : Simulateur de frais de placements · Tarifs et transparence

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